Nous allons dans ce N°2 nous intéresser à l’interaction de l’être humain avec les éléments de la nature. Car puisque ces champs coexistent, autant qu’ils soient conscientisés. 

L’évolution de l’être et des systèmes en coopération avec les intelligences de la nature 

Et si cela n’appartenait pas seule-ment aux civilisations autochtones ? Et si la communication avec le peuple des arbres, des animaux, des minéraux se présentait comme un futur potentiel pouvant changer le cours de l’évolution humaine en harmonie avec la planète ? Il s’agirait en somme d’une coopération du règne humain avec les autres règnes de la nature, partant du postulat qu’ils existent et qu’ils ont toujours existé en tant qu’êtres. Pour cela, il faudrait leur reconnaître une intelligence propre et spécifique complémentaire à celle des hommes. 

Il faudrait que l’homme, doué d’un corps mental et intellectuel, lâche humblement prise avec la conception de sa nature supérieure sur le monde pour admettre que d’autres formes d’intelligences coexistent avec son espèce, qu’elles soient émotionnelles, physiques, spirituelles, visibles ou non, tangibles ou intangibles. 

Car ce n’est pas parce que la science ne l’a pas démontré que ça n’existe pas. En effet, nos sens sont plutôt obstrués par notre déconnexion à la nature, puisque nous aurions choisi cette voie d’évolution pour nous moderniser. 

De plus, il manque à l’homme certaines capacités innées à d’autres espèces. Il n’a pas la longévité millénaire des arbres dont notre survie dépend. En wolof, une des langues du Sénégal, il y a un seul mot pour dire « arbre » et « médicament » : garab. Il existe un proverbe souvent utilisé dans la vie de tous les jours : « garab sa garab » : l’arbre est ton médicament. 

Enfin, l’homme n’a pas non plus l’intelligence mémorielle des pierres et des minéraux qui composent le corps humain, ni celle, instinctuelle, des animaux dont les sens nous sont largement supérieurs, et qui savent anticiper les catastrophes naturelles sans ingénierie artificielle. 

Les autres règnes ont donc des accès qui échappent totalement à l’homme scientiste juste parce qu’il ne s’est pas encore suffisamment concentré sur la communication inter-espèces. On en déduit alors que cela n’existe pas ! 

Il va nous falloir décoloniser notre esprit ou, à tout le moins, cesser de porter offense, par déni, aux sagesses autochtones qui ont su rester en harmonie avec la nature. 

Nombreuses sont les cultures dans le monde qui considèrent la terre, l’océan, les volcans, les montagnes comme des êtres doués d’une intelligence qui leur est propre. Souvent, ces populations se trouvent tiraillées, car elles ont encore un mode de vie traditionnel tout en étant soumises à des règles internationales, y compris de développement, qui ne leur correspondent pas et qui ne valorisent pas les leurs. 

Heureusement que ces communautés existent encore, car elles pourraient être celles qui feraient la différence dans le monde du présent. Nous n’avons plus le luxe de nous projeter dans le futur. 

Il serait peut-être encore temps toutefois, en coopération avec elles, d’envisager un changement de paradigmes et de reconnaître, y compris juridiquement, la vie qui habite les éléments de la nature pour voir le monde se transformer et les êtres humains s’épanouir. 

Partout où la nature demeure encore fortement présente dans le paysage d’habitation de l’homme, ce dernier convient naturellement de la présence d’êtres plus subtils qui l’aident, le soutiennent et le guident. Vous en trouverez dans ce numéro ne des illustrations en Afrique, en Islande et en Ecosse dans la rubrique « Ecologie de l’être ». 

Ce N°2 leur est dédié. 

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