Comment faire émerger des talents et créer des alliances pour faire d’une communauté, d’une organisation, d’un collectif, une réussite consciente, productive et équilibrée, a toujours été un enjeu majeur. Pour réussir cette œuvre collective, cela commence par soi et par son propre développement conscient, par des méthodologies parlantes et mobilisatrices.

Vous allez découvrir ci-dessous les derniers développements de ce que l’on nomme aujourd’hui les « Soft Skills » ou compétences comportementales individuelles et collectives. 

Aujourd’hui, les programmes innovants de formation de groupes ne cherchent pas à rationaliser le travail et l’organisation en créant des types et des séparations, com-me au siècle dernier, mais à développer les alliances et l’intelligence collective mises en oeuvre pour servir des projets plus larges que les tâches individuelles. 

Voici comment créer ses propres développements en s’appuyant individuellement ou collectivement sur trois points d’appui. 

1- Développer ses ressources pour s’allier intelligemment avec les autres 

Objectif : Développer ses alliances dedans et dehors en apprenant à mobiliser ses hormones, sa mémoire, et ses potentiels grâce à la puissance des archétypes et à l’appui des neurosciences. 

Il est important d’apprendre à s’allier avec les autres de la façon la plus intelligente possible en ayant conscience de sa personnalité et de ses ressources, et surtout des capacités d’évolution possibles, les siennes comme celles des autres. 

Cet apprentissage est critique entre la fin de la scolarité, où l’on a acquis des savoirs, et le début de la vie professionnelle, où arrive l’urgente nécessité de savoir créer des alliances sur des objectifs communs en développant rapidement ses propres ressources. 

C’est également crucial pour construire sa vie familiale et sociale, et c’est porteur professionnellement pour la formation de 

nouvelles équipes en développant cohésion et synergie. Enfin, c’est absolument indispensable en période de transformation collective. 

La cohésion des groupes est souvent mise à mal par les tensions entre personnalités, amplifiées dans l’adversité. 

Sept ressources personnelles sont particulièrement critiques : 

– savoir se dominer sans chercher à dominer les autres de manière abusive ; 

– savoir trouver des accords avec les autres sans se perdre dans les discussions ; 

– savoir faire face à l’adversité sans s’isoler sur sa propre protection ; 

– savoir contribuer aux objectifs communs sans n’être qu’un suiveur ; 

– savoir mobiliser le groupe à long terme sans lui faire prendre de risques excessifs ; 

– savoir prendre en compte les innovations les plus utiles sans être une girouette ; 

– savoir construire sur la durée sans oublier la vie du groupe et l’évolution du monde. 

Ces savoir-faire sont posés sur des savoir-être qui sont disponibles pour tout un chacun, indépendamment du genre , de la classe sociale ou du lieu de naissance. 

Ils constituent un socle de compétences transmises par nos ancêtres, dont nous sommes la preuve qu’ils ont su réussir collectivement à relever les défis. 

Depuis la préhistoire, nous avons, face aux situations de confrontation, intégré en nous l’archétype du Guerrier, celui du Sage face à la complexité, celui du Découvreur face aux incertitudes, celui du Guérisseur face aux douleurs vécues, celui du Magicien face à la nouveauté imprévisible, celui du Maître face au défi de la solidité, et 

Depuis la préhistoire, nous avons, face aux situations de confrontation, intégré en nous l’archétype du Guerrier, celui du Sage face à la complexité, celui du Découvreur face aux incertitudes, ce-lui du Guérisseur face aux douleurs vécues, celui du Magicien face à la nouveauté imprévisible, celui du Maître face au défi de la solidité, et enfin, face au besoin de vivre en groupe, l’archétype de l’Aimant. 

Nous avons tout ce bagage intégré en nous, et notre cerveau est porteur dans notre biologie des moyens de répondre à cela ; nous avons la possibilité de créer nos connexions synaptiques et nos productions de neuro-hormones comme la dopamine, la testostérone, l’acétylcholine, l’ocytocine… qui nous offrent alors la possibilité de mobiliser nos ressources comportementales. 

Dès les premières lignes de son premier ouvrage Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela est très clair : « C’est l’éducation plus que la nature qui façonne la personnalité ». 

Dès les premières lignes de son ouvrage Un long chemin vers la liberté , Nelson Mandela est très clair

« C’est l’éducation plus que la nature qui façonne la personnalité ». 

Nous avons donc à continuer à nous éduquer et à avoir pour but de créer les conditions de développer nos propres ressources afin d’établir de nouvelles alliances intelligentes avec les autres : dans nos relations interpersonnelles intimes (couple, enfants, amis), dans nos relations sociales, et dans notre relation à nous-même. 

Nous pouvons alors prendre connaissance des fonctionnements des neuro-hormones et de leur impact sur nos réactions, comprendre à la source la puissance de nos représentations mentales et acquérir ainsi des choix dans celles-ci : dans les fonctions de nos Personae (ressources archétypales personnelles) et dans le développement de notre capacité à actualiser nos rôles. 

Que nous soyons colonel, prêtre, entrepreneur(e), médecin, commercial(e), employé(e), artisan, nous éprouvons le besoin de trouver notre appropriation corporelle, émotionnelle et créative de nos Personae

Ainsi, dans notre cerveau, nous pouvons développer et mobiliser les potentiels, et c’est d’autant plus important qu’au niveau neuronal, 

soit l’on développe, soit l’on dégénère, et si l’on n’entretient pas, on dégénère. 

Nous pouvons alors répondre aux fonctions vitales de notre cerveau qui sont de produire de l’énergie pour rechercher dans le monde et s’accorder à ce monde, et de créer des équilibres et des alliances pour cela. 

La clé de l’histoire, c’est que l’alliance est dedans (à l’intérieur de nous) et dehors (dans nos relations et nos contextes). 

2- Apprendre à apprendre des échecs et des réussites 

Objectif : Révolutionner nos modes de pensée, qui nous en-traînent dans une routine, en prenant plaisir à apprendre de ce qui fonctionne chez soi et chez les autres et de ce qui réussit à échouer. 

Nous vivons dans des modèles. Modèles d’organisation, modèles de société, modèles d’intervention, modèles de création, de réflexion, d’évaluation… Ces modèles « mo-dèlent » notre pensée, nos actions. 

De nombreuses sources scientifiques s’intéressent à nos modèles (anthropologie, sociologie, sciences cognitives, de l’éducation…). 

Une personne ou une organisation est particulièrement apprenante et efficace lorsqu’elle prend l’espace pour faire apparaître, révéler, les éléments-clés, significatifs, d’une manière de faire ou d’être dans une expérience, que celle-ci semble positive ou négative.

Cela prend d’autant plus de force et d’impact lorsque la finalité est de pouvoir le transmettre à d’autres afin qu’ils créent à leur tour une nouvelle manière de faire ou d’être. 

Cette action d’apprentissage s’appelle la modélisation. Nous l’avons apprise étant enfant en reproduisant dans nos jeux les scènes dont nous avions été spectateurs ou acteurs. Les adultes que nous sommes aujourd’hui sont capables d’apprendre très vite de leurs expériences, sauf que nous le faisons très rarement. 

Nous pouvons par contre apprendre à jouer de façon ludique en nous posant individuellement les questions sur nos expériences : 

– Comment mon modèle réussit-il à réussir dans cette expérience ? 

– Qu’est-ce qui est fait pour réussir ? 

– Qu’est-ce qui autorise à réussir ? 

– Qu’est-ce qui motive à réussir ? 

– Quels sont les principes qui soutiennent la capacité à réussir dans cette expérience ? 

Il est aussi porteur et instructif de faire la même chose pour nos expériences considérées comme des échecs : 

– Comment est-ce que je réussis à échouer dans cette expérience ? 

– Qu’est-ce que je fais pour réussir à échouer ici ? 

– Qu’est-ce qui m’autorise à échouer ? 

– Qu’est-ce qui me motive à échouer ? 

– Qu’est-ce que je crois qui soutient ma capacité à échouer à … ? 

D’autres questions s’intéressent aux moments, aux actions entreprises, aux stratégies employées, aux moyens utilisés, aux rôles joués, au sens donné ou à l’état d’esprit engagés dans l’expérience. 

Les équipes et les personnes qui cherchent ces réponses apprennent très vite sur du très concret dans les métiers, les projets, ou transfor-mations. 

C’est aussi avec ces méthodes-là que nous contribuons à une pleine conscience de nos actions et des défis qui se présentent à nous. 

3- Relier progressivement et durablement les besoins des personnes et du système 

Objectif : Actualiser ce qui est de l’ordre des besoins communs et individuels sans être dans des enjeux volontaristes déconnectés des réalités de terrain, mais avec une parole entendue de chacun des acteurs. 

Comme chez les peuples pre-miers et dans les traditions des an-ciens, les qualités des personnes et des systèmes dépendent aussi de la sagesse dont nous faisons preuve à titre individuel et collectif. 

Il est primordial de faire vivre des « espace-temps » de rencontre, de concertation, d’écoute dans le respect, de mise au centre des pro-blèmes et des solutions, de partage de nos vécus auprès de l’arbre à palabres qui nous rappelle, au-delà de l’agitation, les buts profonds et le bien commun. 

Cela existe aussi dans nos tradi-tions universelles, il nous suffit de nous l’autoriser, et de faire preuve de courage et d’engagement pour que cela survienne. 

C’est avec ces richesses humaines présentes en Afrique que va pouvoir se développer ce « savoir-devenir » collectif 

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